Le DPE en 2026 reste l’indicateur de référence pour connaître la performance énergétique d’un logement, mais sa méthode de calcul a évolué. Désormais basé sur les caractéristiques réelles du bâti via la méthode 3CL, il attribue une note de A à G en fonction de la consommation et des émissions de CO₂. Un changement majeur s’applique cette année : le coefficien de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9. Voici comment le diagnostic est calculé, ce qu’il mesure réellement, et l’impact concret de cette réforme 2026.
La méthode 3CL, base du calcul du DPE
Depuis 2021, le DPE repose uniquement sur la méthode 3CL (Calcul de Consommation Conventionnelle des Logements). Fini le calcul sur les factures réelles, jugé trop dépendant des habitudes des occupants.
La méthode analyse les caractéristiques physiques du logement :
L'isolation des murs, de la toiture et des planchers
La qualité des vitrages et des menuiseries
Les ponts thermiques
Les systèmes de chauffage, d'eau chaude, de ventilation et de climatisation
La localisation géographique et le climat
Le diagnostiqueur, obligatoirement certifié Cofrac, saisit ces données dans un logiciel agréé qui calcule la performance théorique du bien.
Les deux étiquettes et la note finale
Le calcul produit deux résultats distincts, chacun avec sa propre étiquette.
L'étiquette énergie mesure la consommation d'énergie primaire, en kWh/m²/an. L'étiquette climat mesure les émissions de gaz à effet de serre, en kg CO₂/m²/an.
Étiquette | Ce qu’elle mesure | Unité |
Énergie | Consommation d’énergie primaire | kWhep/m²/an |
Climat | Émissions de CO₂ | kg CO₂/m²/an |
La classe finale (de A à G) correspond à la plus défavorable des deux étiquettes. Un logement peu consommateur mais chauffé au fioul peut ainsi être pénlisé par son étiquette climat. Le barème actuel s’éten de 70 à 420 kWhep/m²/an pour les classes A à G.
Le changement majeur de 2026 : le coefficient électricité
La grande nouveauté 2026 concerne les logements chauffés à l'électricité. Le coefficient de conversion de l'énergie primaire de l'électricité passe de 2,3 à 1,9.
Ce coefficient traduit l'énergie nécessaire pour produire et acheminer l'électricité jusqu'au logement. Sa baisse reflète la décarbonation du mix électrique français.
Concrètement, un logement chauffé à l'électricité voit sa consommation d'énergie primaire recalculée à la baisse, ce qui peut lui faire gagner une classe sur l'étiquette énergie. Une bonne nouvelle pour de nombreux propriétaires, notamment ceux dont le bien frôlait le statut de passoire thermique.
Le DPE reste valable 10 ans et obligatoire pour toute vente ou location.
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