degat des eaux

Est-ce réellement utile de souscrire une assurance dégât des eaux ?

Publié le 04/06/2025

Les assureurs recensent chaque année plus d'un million de dégâts des eaux en France. Ces cas constituent d'ailleurs la première cause de sinistre pour les habitations. Les compagnies d'assurances observent également que les réparations prennent un temps considérable, allant parfois jusqu'à perturber la vie du foyer durant de longs mois. Qu'ils aient pour origine une négligence, une rupture de canalisation ou une infiltration, les dégâts des eaux sont couverts par une garantie spécifique, généralement incluse dans un contrat d'assurance multirisque habitation.

Qu'est-ce qu'un dégât des eaux ?

L'appellation « dégât des eaux » fait référence à un dommage causé de façon accidentelle

par l'action de l’eau sur les biens immobiliers et le mobilier. Cet incident peut être provoqué par une fuite (notamment via des équipements tels qu'une douche, une machine à laver, des sanitaires), un débordement (baignoire, par exemple), une rupture de canalisation ou une infiltration d'eau à travers la toiture. Les contrats les plus performants incluent également les dégâts provoqués par le gel, y compris sur l'ensemble du mobilier resté à l'extérieur de votre habitation.

Vous désirez obtenir des renseignements complémentaires au sujet de l'assurance en cas de dégât des eaux ? Vous trouverez sur le site cardif.fr, marque de BNP Paribas Cardif, toutes les informations nécessaires pour mieux comprendre le fonctionnement des principaux produits d'assurance (l’assurance emprunteur, habitation, la prévoyance, l'épargne, la retraite, la santé, etc.). Cette plateforme vous permet aussi de faire le point avec un conseiller afin de réévaluer vos besoins en matière de couverture ou pour entamer des démarches de résiliation dans le but de rompre vos contrats en cours.

Prévoir le risque

Que couvre la garantie dégâts des eaux ?

La réponse à cette question varie d'un assureur à l'autre. Dans la majorité des cas, les risques les plus fréquents sont couverts. Parmi ces derniers, on retrouve notamment les problèmes liés à la toiture (débordements de gouttières et chéneaux) ou au balcon, les infiltrations par les murs et le refoulement des égouts. De plus, les dégradations apparues dans le voisinage proche et issues du même dégât des eaux seront aussi prises en charge. Attention, soyez bien conscient que seules les conséquences du sinistre donnent droit à une potentielle indemnisation. Son origine, elle, ne sera jamais couverte.

Les cas d'exclusion les plus fréquents

Même si vous n'êtes pas un spécialiste du monde de l'assurance, vous n'ignorez certainement pas que les compagnies incluent des cas d'exclusion dans leurs contrats. L'assurance habitation ne faisant pas exception à cette règle, vous allez donc devoir faire preuve de vigilance. Comme le stipule le Code des assurances, les exclusions de garanties doivent être clairement détaillées sur le contrat. Parmi les plus fréquentes figurent notamment les dommages ayant pour origine un défaut d'entretien ou un manque de réparation sous la responsabilité de l'occupant, une humidité résiduelle ou encore la condensation provoquée par les eaux de ruissellement. Veuillez enfin noter que les dégâts provoqués par un liquide autre que l'eau ne donneront généralement pas droit à une prise en charge.

S'assurer est-il obligatoire ?

Tout dépend en réalité de votre statut. Si vous êtes locataire, le bien occupé devra nécessairement être assuré contre le dégât des eaux. Le bailleur peut même exiger la présentation d'une attestation d'assurance au moment d'entrer dans le logement, puis chaque année ensuite. Si vous êtes propriétaire et occupant du bien, aucune obligation légale ne vous impose d'être assuré. Néanmoins, vous êtes fortement incité à vous protéger. En effet, dans le cas contraire, la réparation des dommages subis sera en totalité à votre charge. Enfin, si vous êtes propriétaire non occupant, vous devez vous référer à la loi Alur (accès au logement et un urbanisme rénové). Celle-ci ordonne aux propriétaires d'un immeuble en copropriété de souscrire une assurance habitation. Elle garantit alors les dommages pouvant être causés par un dégât des eaux affectant les parties communes.

Quel est le budget nécessaire ?

Les prix fixés par les assureurs sont totalement libres. Ils dépendent également des caractéristiques du bien à assurer. Vous comprendrez aisément que le tarif proposé pour une petite surface est inférieur à celui correspondant à une grande demeure. Comptez deux cents euros par an en moyenne dans le premier cas et, à minima, le double dans le second. Les garanties que vous décidez d'inclure affectent aussi le montant des cotisations.

Comment limiter ce risque ?

Il est parfaitement envisageable de mettre en place des actions destinées à réduire fortement le risque d'un dégât des eaux. Commencez tout d'abord par vous concentrer sur la toiture. Partez à la recherche d'éventuelles ardoises manquantes ou déplacées. N'oubliez pas non plus de nettoyer régulièrement (au moins deux fois par an) les gouttières afin d'éviter tout risque de débordement en cas de pluies importantes.

Avant le début de l'hiver, assurez-vous également que les canalisations et le compteur d'eau sont parfaitement à l'abri du gel. Le drainage du sol constitue aussi une option intéressante. N'oubliez pas de contrôler fréquemment des appareils comme la machine à laver ou le lave-vaisselle. Enfin, sensibilisez l'ensemble des occupants du logement, jeunes enfants compris, à l'importance de toujours bien fermer les robinets après utilisation.

Que faire en cas de sinistre ?

Agir rapidement

Dans de telles circonstances, votre priorité sera d'identifier l'origine du sinistre. Si elle est liée à votre installation, coupez sans tarder l'arrivée d'eau. Pour éviter un surincident, procédez pareillement avec l'alimentation électrique.

Contacter votre assureur

Légalement, vous disposez seulement de cinq jours ouvrés pour déclarer le sinistre à votre assureur. Afin d’éviter tout litige, servez-vous d'une lettre recommandée avec accusé de réception. Rappelez votre numéro de contrat, indiquez les coordonnées du bien et faites une description aussi précise que possible des conséquences et de l'origine du sinistre.

Documenter le sinistre

N'hésitez pas à joindre à votre déclaration des photographies des dégâts et fournissez les factures d'achat des meubles ou objets impactés.

Commencer les opérations de nettoyage

Une fois que votre assureur a donné son accord, vous entamerez la remise en état. Pour un meilleur résultat, privilégiez, dans la mesure du possible, un séchage naturel. Les appareils de chauffage ne feraient qu'amplifier les problèmes.