Depuis l’obligation “Gérer mes biens immobiliers” (GMBI), chaque propriétaire doit déclarer l’occupation de ses logements et tenir l’info à jour. Une omission coûte 150 € par local et peut déclencher une taxation inadaptée (TH résidences secondaires, logement vacant). Voici un guide opérationnel, sourcé et prêt à appliquer.
Qui doit déclarer et quand ?
Tous les titulaires d’un droit réel (personnes physiques et SCI/personnes morales), pour chaque local à usage d’habitation détenu au 1ᵉʳ janvier de l’année (RP, secondaire, loué, gratuit, vacant). Déclaration en ligne via l’espace particulier/pro sur impots.gouv.fr. Échéance avant le 1er juillet 2025 pour les changements intervenus entre le 02/01/2024 et le 01/01/2025.
En 2025, l’administration a étoffé les données demandées pour les biens loués ou inoccupés ; la consigne officielle rappelle la date butoir 01/07/2025.
Piège n°1 : Oublier d’actualiser après un changement d’occupation
Changement de locataire, passage de vide → meublé, logement devenu secondaire ou vacant : mettez à jour la fiche du local dans GMBI. À défaut, vous risquez une mauvaise imposition (TH résidences secondaires, taxe sur logements vacants) et l’amende de 150 € par local (omission ou inexactitude).
Bon réflexe : renseignez la période d’occupation (dates de début/fin) et l’usage (RP, RS, loué, gratuit, vacant).
Piège n°2 : Mal renseigner l’identité de l’occupant
L’onglet GMBI exige l’identité des occupants :
Personne physique : nom, prénom, date et lieu de naissance ;
Personne morale : dénomination, SIREN ;
Une saisie incomplète ou approximative expose aux 150 €.
Piège n°3 : Confondre surfaces habitable, Carrez, “fiscale”
Pour GMBI et la fiscalité locale, on raisonne d’abord en réalité d’occupation et en données cadastrales (valeur locative), pas en Carrez. Les confusions classiques :
Carrez (copro) et habitable excluent les parties < 1,80 ;
Dépendances (cave, garage, parking) ne sont pas le l’”habitable”, mais comptent comme locaux liés et influencent la base.
Une sur-déclaration gonfle la taxe ; une sous-déclaration peut être requalifiée et sanctionnée.
Piège n°4 : Oublier les dépendances
Box, garage, place de parking, caves, greniers aménagés : déclarez-lez avec le logement dont ils dépendent (ou séparément s’ils sont dissociés). Leur omission fausse la valeur locative et peut déclencher rappel + amende.
Piège n° 5 : Déclarer en retard ou pas du tout
La date limite est fixée avant le 1ᵉʳ juillet (campagne 2025). En cas d’oubli, l’administration peut évaluer les données à votre place et appliquer l’amende 150 € par local (y compris pour inexactitude), sans intention frauduleuse.
Quelles informations saisir exactement ?
Usage du local : vous-même / autrui, RP/RS loué, gratuit, vacant.
Identité de l’occupant (physique : nom, prénom, date/lieu de naissance ; morale : dénomination, SIREN).
Période d’occupation (début/fin) ; pour saisonnière, précisez mode de gestion et, le cas échéant, numéro SIREN du gestionnaire / classement meublé.
Sanctions et risques corrects
150 € / local en cas d’absence, omission ou inexactitude
Mauvaise taxation (TH RS / vacants), rappels, mise en conformité forcée du dossier.
Comment corriger une déclaration déjà transmise ?
Rendez-vous dans “Gérer mes biens immobiliers” → sélection du local → modifier (usage, occupant, dates, dépendances). Les corrections sont possibles à tout moment ; conservez bail, attestation d’occupation, PV d’entrée/sortie, échanges avec le locataire. Des communications publiques 2025 confirment cette capacité de mise à jour continue.
Dois-je redéclarer chaque année si rien n’a changé ?
Le principe : déclarer à chaque changement et s’assurer que la situation au 1ᵉʳ janvier est à jour avant le 1ᵉʳ juillet. Certains cas sont dispensés d’une saisie complète si aucune modification n’est intervenue, mais vérifiez votre tableau GMBI.
Je loue en saisonnier : quelles infos en plus ?
Indiquez l’usage, les périodes, le mode de gestion et, si concerné, SIREN du gestionnaire et classement meublé de tourisme.
Et si je sous-loue ?
Vous déclarez les données de l’occupant réel (le sous-locataire), avec les dates correspondantes.
Astuces applicables immédiatement
Synchronisez GMBI avec vos entrées/sorties (faite la MAJ dès la remise des clés).
Tenez une fiche bien par local : usage, occupant, dates, dépendances, justificatifs (bail/avenants, attestation d’occupation).
En secteur saisonnier, archivez calendrier et mandat de gestion (SIREN du gestionnaire, classement éventuel).
Si un doute subsiste (surface/dépendance), ouvrez un message sécurisé sur impots.gouv.fr pour tracer l’échange.
La déclaration GMBI est courte, mais engageante : usage exact, occupant identifié, période et dépendances correctement reliées. En verrouillant ces points avant le 1ᵉʳ juillet, vous évitez l’amende de 150 € par local, sécurisez vos taxes locales et gardez un patrimoine administrativement propre.



