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Assurance copropriété : ce qui est obligatoire et comment comparer les offres

Publié le 21/07/2026

L'assurance copropriété est obligatoire depuis la loi ALUR du 24 mars 2014. Cette loi a inséré l'article 9-1 dans la loi du 10 juillet 1965, imposant au syndicat des copropriétaires de s'assurer au minimum en responsabilité civile. Chaque copropriétaire est lui aussi tenu de couvrir sa propre responsabilité. En pratique, le contrat collectif souscrit par le syndic protège l'immeuble bien au-delà de ce minimum légal. Bien le choisir évite des restes à charge lourds après un sinistre. Voici ce qui est réellement obligatoire, les garanties à privilégier et la méthode pour comparer sereinement les offres du marché.

Ce qui est obligatoire en assurance copropriété

La loi ALUR a rendu l'assurance copropriété obligatoire au 1er janvier 2015. L'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965 impose au syndicat de souscrire au minimum une garantie de responsabilité civile.

Cette responsabilité civile couvre les dommages causés aux tiers par les parties communes. Une tuile qui tombe, une chute dans un hall mal entretenu ou un incendie parti de la chaufferie collective entrent dans ce cadre.

L'obligation ne s'arrête pas au syndicat. Le même article 9-1 oblige chaque copropriétaire à s'assurer contre les risques de responsabilité civile dont il doit répondre, qu'il occupe son lot ou le loue.

Le rôle du syndic dans la souscription

Le syndic ne décide pas seul. L'article 18 de la loi lui impose de soumettre la souscription au vote de l'assemblée générale, à la majorité simple de l'article 24.

Si l'assemblée refuse de voter cette assurance pourtant obligatoire, le syndic conserve un pouvoir d'initiative. Il peut souscrire lui-même le contrat au nom du syndicat, afin de respecter la loi.

Le syndic gère ensuite la vie du contrat : déclaration des sinistres, suivi des indemnisations et mise en concurrence périodique pour optimiser le tarif.

Les garanties utiles au-delà du minimum légal

Le minimum légal se limite à la responsabilité civile. En pratique, le contrat collectif couvre l'immeuble bien plus largement. Voici les garanties courantes à examiner.

Garantie

Ce qu’elle couvre

Dégâts des eaux

Fuits, infiltrations touchant parties communes et privatives

Incendie et explosion

Dommages au bâti, relogement parfois inclus

Catastrophes naturelles

Innondations, mouvements de terrain reconnus par arrêté

Bris de glace

Vitrages des parties communes

Défense et recours

Frais de procédure en cas de litige

Pensez aussi à la garantie dommages-ouvrage après des travaux importants. Elle accélère l'indemnisation en cas de malfaçon, sans attendre la recherche de responsabilité.

Comment comparer les offres d'assurance copropriété

Le prix seul ne suffit pas. Une prime basse peut cacher des franchises élevées ou des exclusions pénalisantes. Comparez plusieurs critères avant de trancher.

  • Le niveau des garanties : étendue de la couverture des parties communes et privatives.

  • Le montant des franchises : reste à charge du syndicat après chaque sinistre.

  • Les exclusions : risques non couverts, parfois nombreux dans les contrats bon marché.

  • Les plafonds d'indemnisation : montant maximal versé par sinistre.

  • La qualité de gestion : délais de traitement et réactivité de l'assureur.

Demandez trois devis comparables, sur la base d'un même descriptif de l'immeuble. Le conseil syndical peut piloter cette mise en concurrence avant de présenter le meilleur contrat à l'AG.

Questions fréquentes

L'assurance copropriété est-elle vraiment obligatoire ?

Oui. Depuis la loi ALUR et l'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965, le syndicat des copropriétaires doit souscrire au minimum une assurance de responsabilité civile. Cette obligation est entrée en vigueur le 1er janvier 2015 et s'applique à toutes les copropriétés, quelle que soit leur taille.

Le copropriétaire doit-il s'assurer en plus du syndicat ?

Oui. L'article 9-1 impose à chaque copropriétaire d'assurer sa propre responsabilité civile. Le contrat du syndicat couvre les parties communes, mais pas les dommages qui partent de votre lot privatif. Une assurance multirisque habitation reste donc indispensable, que vous occupiez le logement ou le louiez.

Qui paie l'assurance de la copropriété ?

La prime du contrat collectif constitue une charge commune. Elle est répartie entre tous les copropriétaires selon leurs tantièmes, comme les autres charges générales. Le montant figure dans le budget prévisionnel voté chaque année en assemblée générale.

Peut-on changer d'assurance copropriété ?

Oui. Le contrat peut être résilié à son échéance, voire en cours d'année selon les conditions du contrat. La décision relève de l'assemblée générale, à la majorité de l'article 24. Le conseil syndical met les offres en concurrence avant de proposer un nouveau contrat au vote.

Que couvre la responsabilité civile du syndicat ?

Elle indemnise les tiers victimes de dommages causés par les parties communes : chute d'un élément de façade, accident dans un escalier mal entretenu, sinistre issu d'un équipement collectif. Elle ne couvre pas les dommages provenant des parties privatives, qui relèvent de l'assurance individuelle de chaque copropriétaire.