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Location meublée saisonnière : impact réel sur la taxe d’habitation 2026 ?

Publié le 21/09/2026

Depuis la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales, beaucoup de propriétaires pensent en être définitivement exemptés. C'est une erreur. En 2026, si vous louez en saisonnier, la taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS) s'applique dans de nombreux cas, avec des majorations pouvant atteindre 60 % dans les zones tendues. Voici ce que vous payez réellement et pourquoi.

Le principe : pourquoi la THRS s'applique

La taxe d'habitation sur les résidences principales a été supprimée pour tous les foyers à partir de 2023. En revanche, la THRS est maintenue et même renforcée. Un logement meublé mis en location saisonnière à des touristes est considéré par l'administration fiscale comme une résidence secondaire du propriétaire, puisqu'il n'y habite pas à titre principal.

Le propriétaire reste donc redevable de la THRS sur ce bien, même s'il ne l'occupe jamais lui-même en dehors des périodes non louées. Un point important : la résidence principale peut être louée jusqu'à 120 jours par an sans être requalifiée en résidence secondaire. Au-delà de ce seuil, l'administration peut considérer que le logement a changé d'affectation, ce qui déclenche la THRS.

Les majorations en zones tendues

Depuis 2023, les communes situées en zone tendue peuvent appliquer une majoration de la THRS allant de 5 % à 60 % au-dessus du taux de base. En 2026, de nombreuses communes touristiques et grandes villes ont activé ce dispositif à des taux proches du maximum. Concrètement, la THRS peut être 1,6 fois plus élevée que le taux standard de la commune.

La liste des communes en zone tendue est consultable sur service-public.fr. Elle comprend notamment les agglomérations de plus de 50 000 habitants à fort déséquilibre offre/demande, mais aussi des zones touristiques côtières et de montagne où la pression immobilière est documentée.

La loi Le Meur et ses conséquences fiscales

La loi Le Meur a profondément modifié le régime fiscal de la location meublée touristique. Les abattements forfaitaires pour les meublés de tourisme non classés sont passés de 50 % à 30 % dans le cadre du régime micro-BIC. Pour les meublés classés, le taux d'abattement passe de 71 % à 50 %, avec un plafond de chiffre d'affaires abaissé à 77 700 euros. L'objectif assumé est de limiter le nombre de meublés de tourisme et d'inciter à la location longue durée.

Concrètement, si vous déclariez vos revenus saisonniers sous le régime micro-BIC avec l'abattement de 71 %, votre imposition a mécaniquement augmenté sur les revenus 2025 et la tendance se confirme pour 2026. Le régime réel, qui permet de déduire les charges effectives, devient souvent plus avantageux au-delà d'un certain niveau de revenus locatifs.

Situation

THRS due ?

Abattement micro-BIC

Résidence principale louée (moins de 120 j/an)

Non

30 % (non classé)

Résidence secondaire louée en saisonnier

Oui + majoration possible

30 à 50 % (classé)

Gîte rural (LF 2026)

Exonération dès 2027

Variable

Meublé classé, zone tendue

Oui + majoration jusqu’à 60 %

50 % plafonné

Les contrôles sur les revenus de plateformes comme Airbnb ou Abritel se sont intensifiés ces dernières années : les données sont transmises automatiquement à l'administration fiscale. Si votre situation est ambiguë, logement occupé une partie de l'année, loué une autre, consultez un expert-comptable ou un conseiller fiscal spécialisé en LMNP avant votre prochaine déclaration.

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